Semaine 7 – Roura et Cacao

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(Oui, oui, la sermaine 6 est absente : le début d’année fut un peu chargé, avec un logiciel planté au CHU qui m’a généré quelques nuits écourtées … tout est rentré dans l’ordre depuis jeudi 8, je peux reprendre un peu ce blog donc).

Après le jour de l’An, nous avons programmé un petit week-end dans un gîte, pour nous rapprocher de Cacao. Deux jours bien déconnectés de la ville : le gîte est tenu par une métro originaire de l’Anjou, tombée amoureuse de la Guyane il y a plus de 40 ans. Et nous y avons croisés (et discuté avec eux pendant les repas partagés avec tout le monde) :

  • Françoise, notre hôte bien sûr ; très engagée socialement (maraudes auprès des sdf, association d’aide aux personnes sous tutelle, …) ; une personne très attachante, que nous reverrons certainement (le gîte n’est pas très loin de Cayenne)
  • Un professeur des écoles lotois, qui allait repartir vers le village où il exerce, au plus profond de la Guyane (au bas de la zone interdite) : 2 à 3 jours de trajet, selon la durée de la dernière étape en pirogue. Il faisait ses valises pour les 3 mois où il restera là-bas : objectif = ne rien oublier, il n’y aura pas de livraison intermédiaire ! Discussions fort intéressantes sur son expérience de vie là-bas, et sur les peuples amérindiens auxquels il enseigne.
  • Un baroudeur breton à vélo : pour ce périple, il venait du haut du Canada, en passant par les USA, le Mexique, Amérique Centrale, Colombie, … Précédemment, il a déjà fait l’Extrême-Orient, l’Afrique, … tout cela en vélo. Là aussi échanges fort intéressants sur ce qu’il découvre, l’évolution de toutes les sociétés depuis 20 ans qu’il roule sa bosse, …

Et puis, petit périple vers Cacao ; village très isolé, on est au début de l’Amazonie, et ce village a été donné aux Mhongs lorsqu’ils ont dû quitté l’Indochine à la fin de la guerre, pays qu’ils ont quitté parce que durant cette guerre ils avaient pris le parti de la France. Un peu les pieds-noirs de l’Indochine, en quelque sorte … sauf que au lieu d’être accueillis en métropole, ils sont venus s’installer en Guyane. Ils y ont trouvé un climat semblable à celui de leur pays d’origine, mais pas les mêmes sols. On leur a donc donné ce vieux village abandonné (c’est une autre histoire, qui date de la période de l’esclavage), en les chargeant de défricher et de cultiver ces terres. Et depuis, ils sont devenus les principaux maraîchers de la Guyane (cf photos sur les champs en terrasse). Ainsi, aujourd’hui encore, ce village est peuplé quasi-exclusivement de laotiens et de descendants du Laos, qui ont gardé une attache forte à leur culture d’origine)

Clique sur les photos pour agrandir 😉

Le jardin du gite à Roura
Plus sauvage, l’accès au carbet du gîte 😅
Et le coin baignade … On s’est défilé 🙃
Tout est prévu pour passer de bons moments au carbet
C’est ce que nous avons fait 📸
Chacun à sa façon 😃
Sur la route de Cacao, on aborde l’Amazonie
Notre halte au resto Le Bellevue 😉
Les cultures en terrasse, aux abords de Cacao
La chapelle de Cacao
La crèche de la chapelle – notez les tenues de Marie et Joseph
Le marché du dimanche matin à Cacao
A l’entrée du sentier, quelques oiseaux et leur nid dans l’arbre
Le sentier du Molokoï, prochaine destination pour une balade
Cette fois, nous nous sommes contentés d’explorer les abords

Cet article a 4 commentaires

  1. Hervé Hénoch

    Intéressant l’histoire des Mongs j’ai appris qq chose. Sinon la saison des pluies vous la vivez bien ? L’humidité n’est pas gênante ?

    1. Béatrice Iseni

      Bonjour Hervé 🙂

      Certaines personnes croisées nous partagent des expériences difficiles :

      – L’un a subi un an de pluie l’année de son arrivée 😳
      – L’autre des murs de pluie pendant 1 mois, « On y voyait pas à 1 mètre »
      – Ou encore : « Certains faisaient du jet ski dans une avenue du centre de Cayenne » !

      Dieu merci, cela semble exceptionnel et nous n’avons pas rencontré ça 😅 … Enfin pour l’instant. En effet, nous sommes pour l’instant dans la petite saison des pluies (de décembre à février). La grande saison des pluies va d’avril à juillet. Croisons les doigts pour qu’elle soit normale.

      Notre petite saison des pluies est plutôt sympa. Des pluies torrentielles (mais vraiment), qui arrivent brutalement, plusieurs fois par jour. Mais entre les averses, un grand soleil qui sèche tout en un clin d’oeil, et certains jours aucune pluie. Nous avons appris à ne pas nous arrêter aux prévisions météo, et à sortir profiter du grand air avec nos capes de pluie dans le sac (ce fut le cas hier, ce sera l’objet du prochain post), ou plus pragmatiquement à entrer et sortir le linge plusieurs fois par jour 😉

      Concernant nos craintes (enfin surtout les miennes) à propos d’une chaleur étouffante à cause de l’humidité et d’une sensation de moiteur permanente (je déteste ça), là encore bonne surprise :

      – Côté chaleur étouffante, on perçoit de temps en temps une petite impression type hammam, mais c’est rare et léger pour l’instant … absolument pas dérangeant.

      – Côté moiteur, cela arrive plus régulièrement, mais étonnamment ce n’est pas gênant du tout, au point que j’en ai pris conscience totalement par hasard. Je ne m’en rendais pas compte.

      Belle journée en métropole 🙂

  2. Bernadette

    Houlalala, c’est magnifique tout cela, ça donne envie de « papoter  » avec les personnes du gîte, devant un bon repas 🍤🥗🍛
    Merci à vous deux pour ce partage.
    Bisous et à bientôt.
    Bernadette

    1. Béatrice Iseni

      Avec plaisir Bernadette 😊

      Bon repas … ce n’est toutefois pas vraiment le bon mot : c’est une frustration pour les gourmands que nous sommes … nous avons du mal à nous régaler ici, que ce soit à l’extérieur ou à la maison. Les légumes manquent cruellement de variété et surtout de goût 😓

      Des bisous à vous 2 🥰 Profitez bien de votre vitalité retrouvée 🥳

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